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 La castration ?

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Theo&co
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MessageSujet: La castration ?   Sam 2 Fév - 22:32

Bonsoir a tous, Ne voulant pas garder Titan étalon, je voulais le faire castré a ses 1 ans avant qu'il n'ai c'est première chaleur, pour qu'il reste calme.
Est-ce que le castré tôt jouerait-il réellement sur sa croissance ou non ? va t'il continuer a se développer normalement. ou sa castration risque t 'elle de ralentir sa croissance ?

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-Nora-
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MessageSujet: Re: La castration ?   Sam 2 Fév - 23:09

En général la castration c'est plutôt le contraire, ça permet d'avoir une production d'hormones de croissance qui reste stable alors que lorsque le corps commence à produire plus de testostérone, la production d'hormones de croissance elle chute. Donc en général, la castration ça fait gagner quelques centimètres ^^

En tout cas je ne savais pas qu'en Belgique on parlait aussi de chaleurs pour les mâles lol!

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MessageSujet: Re: La castration ?   Dim 3 Fév - 14:14

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Theo&co
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MessageSujet: Re: La castration ?   Dim 3 Fév - 17:20

Oui je me suis tromper je voulais mettre pulsion mais je ne trouvais plus le mot, aussi non on j'ai déjà entendu la véto le dire en parlant d'un mâle . Donc je vais le castrer a ses 1 ans alors ^^ merci.

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ninouze
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MessageSujet: Re: La castration ?   Mar 5 Fév - 9:17

J'avais lu un article(niveau chien/chat qui était extrapolé aux chevaux) il y a qqes temps qui approuvait ma "thèse" selon laquelle la castration précoce influerait sur la croissance...
"Ma thèse" était que la castration précoce d'un individu mâle provoquerait un excès de croissance des os longs (tels que les os des membres) due au fait de l'insuffisance de production de testostérone qui permet au cartilage de se refermer autour de l'os...

Et là je viens de trouver un article (écris par un véto (approuvé par les autres vétos)) qui me contredit en partie puisque apparemment nous manquons d'éléments (au sujet des chevaux en tout cas) pour affirmer que cela influe sur la croissance...

Voici l'article en question (source : AVEF.fr) :

"L’AGE DE LA CASTRATION PEUT-IL INFLUER SUR LA CROISSANCE, LE CHOIX DE LA TECHNIQUE OPÉRATOIRE ET LE COMPORTEMENT ULTÉRIEUR DU CHEVAL ?

Jean-François Bruyas,
DMV, Professeur agrégé de pathologie de la reproduction , docteur de l’ENSAR, diplomate de l’ECAR.
Département des Sciences Cliniques, Ecole Nationale Vétérinaire de Nantes, BP 40706, 44307 Nantes cedex 03

Résumé :
L’âge auquel est réalisé la castration est, en pratique, extrêmement variable sans que les critères de choix ne soient clairement explicités. Parmi eux il semble que l’influence que cet âge pourrait avoir sur le comportement, la croissance et la technique chirurgicale serait importante à prendre en compte. Les données disponibles sont très parcellaires. Il semblerait, mais il faudrait le vérifier expérimentalement, que seules les castrations avant 6 mois, avant que ne débutent les sécrétions hormonales mâles évitent de voir se maintenir des comportements sexuels d’étalons chez les hongres. En revanche lors d’intervention plus tardive, qu’elle ait lieu avant ou après 2 ans, la même proportion de hongres (un tiers) manifestent des comportements d’étalons même longtemps après l’intervention. Il n’est pas possible, mis à part les constatations de terrain très subjectives de connaître les effets du moment de la castration sur le développement, la croissance et les performances des hongres. Enfin, il semble, qu’il soit nécessaire de prendre plus de précautions lors d’interventions sur des étalons âgés car les risques de complications semblent augmenter avec l’âge, du moins les risques d’éventration, d’hémorragie, de funiculite et d’adhérences post- castration.

Introduction
Le choix de l’âge de la castration semble varier en fonction de nombreux critères dont il est difficile de mesurer les bases scientifiques. Un des principaux critères tient à l’indication même de cette intervention : pour faciliter à la fois l’élevage, les conditions d’hébergement, de dressage et d’utilisation une bonne part des mâles sont castrés
de manière précoce. Des castrations plus tardives sont réalisées : lorsque l’animal n’a pas obtenu les résultats sportifs espérés et qu’aucune réelle carrière de reproduction ne semble lui être promise, lorsque son comportement de cheval entier rend difficile voire impossible ses manipulations et/ou utilisations ou lorsqu’une affection testiculaire nécessite l’ablation de l’organe. D’autres critères de choix de l’âge de la castration tiennent à la tradition et autres us et coutumes locaux (voire aux croyances et influences culturelles) , à l’habitude et/ou l’expérience du chirurgien, aux possibles influences de l’âge sur le choix de la technique et les risques éventuels de complications, ainsi que sur la croissance, le comportement et les performances post-castration.
Bien que le procédé soit pratiqué semble-t-il au moins depuis la plus haute antiquité [12, 24] et soit depuis des siècles réalisé en routine, il ne semble exister que très peu d’études scientifiques permettant de statuer de manière raisonnée sur les influences de l’âge de la castration sur l’ensemble des facteurs évoqués. Dans sa revue récente sur l’historique de la technique, Regnault [24] soulignait bien que l’âge auquel doit être réalisée la castration a toujours été un sujet de controverse. Il apparaît ainsi que les quelques ouvrages traitant du sujet à la fin du XVIème siècle préconisaient d’attendre au moins l’âge de 1 an afin que les chevaux soient “ suffisamment développés pour supporter l’intervention ” [12]. Au XVIIIème siècle, il semblait conseillé d’attendre l’âge de 5 ans pour pratiquer cette intervention chirurgicale afin que les hongres conservent le plus possible de traits comportementaux et physiques d’entiers. Vers la moitié du XIXème siècle, l’âge proposé était plutôt vers 3 ans afin de réduire à la fois les complications post-opératoires mais aussi les difficultés engendrées au quotidien dans les effectifs équins comptant des mâles entiers relativement âgés. En outre, l’argument d’une meilleure conservation des caractéristiques comportementales et physiques d’entier avec une castration tardive semble battu en brèche par les constations de terrain. Et dès la fin du XIXème siècle, une intervention précoce entre la naissance et l’âge de 3 ans semble être la norme admise. Dès cette époque, d’aucun aurait déjà conseillé une castration avant le sevrage afin de faciliter les conditions d’élevage “ tout en facilitant un développement harmonieux des poulains ” [12,24]
Les ouvrages de chirurgie actuels rapportent tous que la castration peut être faite à n’importe quel âge mais que le plus souvent ou généralement les chevaux sont laissés entiers jusqu’à 12 -18 mois [1, 27, 30, 32] “ pour permettre le développement de certaines caractéristiques physiques recherchées ” [27, 30, 32]. Concernant les habitudes actuelles sur le terrain en France, l’enquête menée au sein de la profession par Meunier [17] apporte des éléments de réponse. Soixante quinze pour cent des castrations sont réalisées entre 18 mois et 3 ans, 18 % avant 18 mois et seulement 8 % à 5ans et plus.
Une enquête un peu similaire avait été menée, au sein de l’American Association of Equine Practionners [18]. Sur un peu plus de 600 praticiens ayant répondu, 2% (13/629) déclaraient conseiller de réaliser la castration de convenance avant l’âge de 3 mois, 34% (212/629) entre 3 et 12 mois, 50% (316/629) entre 1 et 2 ans , 12% (77/629) entre 2 et 3 ans et 7% (7 /629) au delà de 3 ans. Les castrations plutôt tardives semblent être conseillées soit sur les chevaux de show afin “ qu’ils aient au préalable atteint leur maturité sexuelle ”, soit sur les chevaux de course qui auraient pu avoir un potentiel reproducteur intéressant.
Ainsi, il apparaît comme le souligne également Trotter [29], que le choix de l’âge de la castration est encore aujourd’hui, largement optionnel. Ce choix semble en particulier dépendre d’un compromis entre les effets recherchés vis à vis du comportement et ceux vis à vis de la conformation, une fois ce compromis trouvé, la technique chirurgicale retenue tient alors parfois compte de l’âge.

Influence de l’âge au moment de la castration sur le comportement.
Gourdon [12] reconnaît que “ de tout temps, les animaux castrés ont été présentés comme devenant plus doux, plus maniables, plus faciles à approcher, répondant mieux aux caresses qu’on leur prodiguent [...] et enfin étant d’une éducation infiniment plus faciles. [...] Cette influence de la castration se manifeste avec d’autant plus de force, que l’opération a été faite sur l’animal plus jeune ; toutefois, elle ne laisse pas de se faire sentir, quel que soit l’âge du sujet opéré ; on a vu ainsi de très vieux animaux, jusqu’alors indomptables, s’adoucir très vite après avoir subi l’opération. ” Après ces considérations générales, Gourdon [12] insiste sur les effets de la castration plus particulier chez le cheval : “ la castration est utile pour adoucir le caractère de l’animal, faciliter son éducation. Souvent indomptable et farouche, lorsqu’il est animé par les ardeurs sexuelles dont l’organe générateur est la source, le cheval devient doux, docile, facile à élever, quand il subit cette opération..... ” Dans ce sens Gourdon se fait d’ailleurs l’écho d’un de ses contemporains, Goux, qui préconisait une castration précoce avant sevrage. “ La castration ayant pour effet d’adoucir le caractère, on en préviendra d’autant plus sûrement les vices qu’elle sera pratiquée tôt. Mais c’est surtout, dit-il, sous le rapport de l’élève au dressage que la castration à la mamelle est avantageuse. Dépouillés de bonne heure de tout désir ardent, ils deviennent plus doux, plus maniables ; leur éducation est infiniment plus facile ; on peut laisser ensemble les poulains et les pouliches.... ” A ces constatations de terrains il convient d’ajouter des arguments considérés comme plus scientifiques.
L’exérèse des testicules chez un cheval adulte, entraîne un chute brutale et rapide des taux plasmatiques des hormones sexuelles. En particulier, Pickett et al. [22] et Collingswoth et al. [7] soulignent que la testostéronémie décroît de 75% de sa valeur dans les 3 à 6 heures qui suivent l’intervention et que l’hormone devient non détectable dans la circulation sanguine dans les 24 heures post- chirurgie. En revanche et d’une manière générale, la réduction de l’instinct sexuel et des manifestations comportementales sexuelles après castration est toujours lente, parfois partielle et surtout très variable en fonction semble-t-il de l’espèce, de l’individu, de son âge et de son expérience sexuelle.
Un suivi régulier du comportement sexuel de hongres dans les premiers mois après castration réalisé par l’équipe du Colorado [22] avait montré que l’instinct de chevauchement persiste beaucoup plus longtemps que la capacité à éjaculer et que le réflexe d’érection est l’élément du comportement sexuel qui est le plus lent à disparaître.
Dans cet essai, il a également été démontré qu’une supplémentation en stéroïdes sexuels (testostérone et/ou oestradiol) mise en place 1 mois après une castration était capable de maintenir le comportement sexuel dans sa totalité (jusqu’à l’éjaculation). Il a été par la suite établi que des traitements hormonaux chez des hongres étaient également capables de restaurer un comportement sexuel, mais que ces traitements étaient variables dans leur efficacité en fonction pas tellement de l’âge au moment de la castration mais plus de l’expérience sexuelle du cheval avant l’opération. Ainsi selon, le passé du hongre, il faudrait pour restaurer son comportement sexuel le traiter soit uniquement avec des stéroïdes sexuels soit avec en plus des administrations pulsatiles de gonadolibérine.
A l’inverse, il est régulièrement constaté que des hongres présentent spontanément, sans traitement hormonal, un comportement d’étalon (comportement sexuel, agressivité vis à vis d’autres chevaux voire vis à vis de l’homme.). Sue Mc Donnell [10] précise que sans considération d’âge ni d’expérience sexuelle , la castration n’élimine pas forcément les comportements sexuels de l’étalon et que s’ils en ont l’occasion, presque la moitié des hongres présentent un comportement de mâle face aux juments. Beaucoup tentent, selon elle, de former un harem et chevauchent parfois les juments avec des réflexes d’intromission voire d’éjaculation. En outre conclue- t- elle, même si la castration tend à “ adoucir ” la plupart des chevaux, elle n’élimine que rarement les comportements anormaux.
Différents auteurs ont essayé d’analyser les cas de hongres qui présentaient, parfois plusieurs années après leur castration, des comportements proches de ceux des étalons [4, 8, 16, 20, 22, 25, 28, 31]. Dans la quasi totalité des cas, ce comportement n’est pas lié à une sécrétion de testostérone qui aurait eu comme origine soit une persistance d’un fragment de tissu testiculaire soit une production hormonale par un fragment de tissu épididymaire, de cordon spermatique restés en place ou de tissu surrénalien anormalement stimulé. Chez ces hongres, il n’est en effet trouvé ni tissu spermatique résiduel, ni testostéronémie. Ces hongres ne présentent donc aucune raison organique pour expliquer cette résurgence de comportement sexuel.
Pour certains, comme le soulignent en particulier Rios & Houpt [25], cela se manifeste dès la période de convalescence post- opératoire alors que pour d’autres cela n’apparaît que plusieurs années après la castration. Berbish et al. [4] n’ont trouvé aucune explication vis à vis du maintient des comportements d’étalon chez 2 des 20 hongres suivis dans les mêmes conditions après une castration réalisées entre l’âge de 4 et 9 ans. Cox [8], quant à lui, estime que l’apparition de manifestations comportementales de mâles chez des hongres, parfois plusieurs années après leur émasculation, résulte de stimulation d’ordre éthologique en fonction des groupes sociaux dans lesquels ces hongres évoluent et de leur situation dans la hiérarchies dominants- dominés. Il constate également une certaine variation saisonnière dans cette expression comportementale, variation qui semble bien évidemment liée au nombre de juments en oestrus mais qui pourrait également dépendre d’un contrôle neurohormonal.
Dans une enquête [16] menée auprès de propriétaires de hongres, au moins un an après castration, il apparaît qu’un tiers des animaux présentait encore un comportement sexuel souvent complet en présence de jument en oestrus, que 25 % avaient un comportement agressif vis à vis des autres chevaux et 5 à 0 % manifestaient de l’agressivité à l’égard de l’homme. Dans cette enquête, il n’y avait pas de différence quant à l’incidence de ces 3 types de manifestation comportementale selon que la castration avait été réalisée avant l’âge de 2 ans ou après l’âge de 3 ans. Il est regrettable qu’il n’y ait pas eu, dans cette étude, une analyse plus fine de la répartition des animaux en fonction de l’âge au moment de l’intervention avant 2 ans afin de savoir si une intervention chirurgicale précoce (avant 6 mois et entre 6 et 12 mois) ou plus tardive (entre 12 et 18 mois et entre 18 et 24 mois) étaient accompagnées de taux de non efficacité sur le comportement identiques. En effet, il est classiquement considéré qu’une castration avant 2 ans est réalisée en période prépubertaire. Cependant, la détermination réelle du moment de la puberté n’est pas très précise chez les équins et semble en outre varier en fonction des races et de la saison de naissance [2].
Pour certains, l’âge de la puberté chez les poulains est atteint lorsque leur éjaculat renferme au moins 50 millions de spermatozoïdes et que 10% d’entre eux sont mobiles. Selon ce critère, l’âge moyen de la puberté serait de 83 semaines avec des variations allant de 56 à 97 semaines (12 à 22 mois) [2, 6] C’est sans doute du fait de ce critère que les seules rares évaluations de l’effet de l’âge au moment de la castration sur le comportement ont été faites soit avant, soit après 2 ans. Cependant, les sécrétions hormonales testiculaires et les comportements des poulains mâles apparaissent avant 24 mois.
Une étude d’observation de troupeaux de poulains vivant en total liberté [11] a montré que dès les premiers jours de vie poulains et pouliches manifestent des attitudes sexuelles mâles et femelles non différenciées. En vieillissant, les attitudes prédominantes de leur sexe vont progressivement devenir majoritaire avec pour les mâles : flairage génital, léchage, érection, tentatives de chevauchement... Alors que les pouliches présentent leur premier oestrus vers 10 à 14 mois et se laisse saillir par des étalons adultes, les poulains mâles réalisent leur premières copulations avec des femelles en oestrus que vers 22-23 mois.
En outre, il n’y a pas de taux plasmatique détectable de testostérone avant l’âge de 28 semaines (6 mois) chez le poulain [2, 6]. Il semble que parallèlement il n’y a pratiquement aucune sécrétion d’hormones hypophysaires gonadotropes pendant cette période infantile [2, 6]. A partir de l’âge de 32 semaines la testostéronémie augmente régulièrement jusqu’à 56 semaines, une nouvelle augmentation se produit ensuite vers 75-80 semaines [2, 6].
Du fait de cette chronologie de sécrétion hormonale, il serait intéressant de disposer de données sur l’effet sur le comportement des hongres en fonction des périodes de castration : avant 6 mois, entre 6 et 12 mois, entre 12 et 18 mois entre 18 et 24 mois, au delà de 2 ans et éventuellement au delà de 5 ans. L’âge de 5 ans est en effet le stade où la maturation testiculaire est considérée comme étant terminée [2, 6].
Une étude portant sur un nombre limité de poulains (7 et 6 dans chaque lot) vivant dans le même groupe avec 7 pouliches a analysé le comportement des animaux au cours de leur première année de vie selon qu’ils étaient laissés entier ou qu’il subissaient une castration entre l’âge de 2 jours et de 2 mois [9, 13]. A 8 et à 12 mois, les poulains castrés précocement présentaient significativement moins d’attitudes agressives, moins d’érection et d’extériorisation du pénis que ceux restés entiers.
Un exérèse des testicule avant l’âge de 6 mois pourrait donc du fait de l’absence de sécrétion hormonale avant cette date avoir un effet très net sur le comportement des hongres comme le laisse penser un certain nombre de constatations faites sur le terrain (telle que celles rapportées par Gourdon, [12], mais également celles livrées par des confrères nord-américains lors d’un débat sur internet sur ce sujet).
Néanmoins, la littérature vétérinaire manque cruellement de publications sur des études menées sur ce sujet, pour qu’il soit possible de livrer une réponse étayée sur l’influence de l’âge de la castration sur le comportement.

Influence de l’âge au moment de la castration sur la croissance.
De la même manière l’influence de l’âge de la castration sur la croissance est essentiellemnt rapporter dans des constatations de terrains sans reposer sur beaucoup de données chiffrées.
Gourdon [12] rapporte les propos d’Aristote : “ La castration, pratiquée sur les mâles les rends plus grands et plus beaux; donne au cheval , notamment un corps plus allongé. ” Gourdon poursuit ensuite : “ on remarque que le premier effet de l’opération, lorsqu’elle est pratiquée sur l’animal jeune, n’ayant pas encore acquis ses formes définitives, est d’arrêter l’essor naturel [...], et de le fixer en quelque sorte dans des formes moins achevées, se rapprochant de celles de la femelle, et d’autant plus que la castration a été pratiquée à une époque plus rapprochée de la naissance. Ainsi le squelette, en même temps que les masses musculaires auxquelles il sert de support, se développent moins ; la tête reste fine, légère étroite ; l’encolure et les membres s’amincissent ; l’ensemble du corps prend une configuration plus svelte. Le train antérieur reste plus étroit, tandis que les parties postérieures deviennent plus larges et plus étoffées [...]. Cependant, la conformation n’éprouve pas des changements de nature à porter préjudice au service des animaux. Ainsi le développement général n’est pas, dans le cheval, sensiblement modifié ; il acquiert à peu près la même taille, la même ampleur, et s’il y a une différence sous ce rapport elle est plutôt en plus qu’en moins. Seule l’avant main se resserre, l’encolure s’amincit [...]. ”
Gourdon [12] tente ensuite de préciser l’influence de l’âge de la castration. “ Eu égard à la conformation seule, la castration tardive [au delà de 3- 4 ans] n’offre pas plus d’avantages, car les formes mêmes qu’on espérait conserver à l’animal en le châtrant tard, s’altèrent sensiblement. Le corps à cet âge, ayant pris tout son développement, si l’animal vient à être privé des attributs de son sexe, les muscles diminuent de volume, les parties antérieures du corps se rétrécissent, l’encolure s’amincit, et la tête seule où domine le système osseux, reste grosse et lourde. L’arrière- main, toujours plus étroite sur l’animal entier, ne pouvant plus acquérir le développement qui lui manque, la croupe reste pointue, rétrécie, anguleuse ; les cuisses deviennent plus plates. Et de tout cela résulte [...] un défaut d’harmonie et de proportions. ”
Concernant la castration précoce, avant sevrage “ à la mamelle ”, Gourdon [12] se fait l’écho de deux positions opposées. “ En opérant à la mamelle, dit M. Goux, [...] la tête reste légère, l’encolure et les épaules ont une conformation en tout point contraire à celle qui a été indiquée chez les chevaux châtrés dans un âge avancé. A des formes lourdes et disgracieuses ont succédé des conditions de souplesse et d’élégance, et tandis que le développement du train antérieur est modifié dans ce sens, les parties postérieures, au contraire, la croupe, les reins, où siège la vigueur du cheval, acquièrent une ampleur et un développement musculeux, qu’ils ne peuvent pas acquérir chez les chevaux laissés entiers ou châtrés plus tard. ”
“ La castration, dit Cailleux, pratiquée dans les 6 premiers mois de vie [...] arrête le développement du sujet [...]Si l’on veut en juger, que l’on compare, la seconde année, les poulains ainsi châtrés à ceux qui ont été conservés entiers !... Les premiers se présenteront plus petits, moins étoffés ; les membres plus grêles, plus faibles. Chez quelques uns, les aplombs seront moins corrects ; la région dorsale légèrement abaissée fera paraître le rein long et creux. Avec le temps, ces poulains prennent de la taille, mais peu de volume ; ils ont toujours le poitrail étroit, la croupe mince [...]. A l’âge de 4 ans, ils sont généralement trop enlevés ; plusieurs ont la côte plate [...]. Pour M. Cailleux l’âge de 2 ans est celui que l’on doit préférer. A ce moment le développement est assez avancé pour n’avoir rien à redouter de l’opération [...] Ce sont les poulains châtrés à 2 ans qui lui ont paru toujours les meilleurs du pays [la Normandie] ; ce sont eux qui obtiennent le plus de primes dans les concours destinés à encourager la castration dans le jeune âge ; qui remportent les prix sur l’hippodrome de Caen, dans les courses au trot fondées dans le même but d’encouragement, attendu qu’ils ont toujours plus de vitesse que les poulains châtrés à 3 ou 4 ans. ”.
De l’ensemble des arguments avancés Gourdon [12] conclue finalement : “ sachant que le cheval hongre, par l’ensemble de ses formes se rapproche d’autant plus de la femelle qu’il a été châtré plus jeunes, il sera indiqué, chez les races légères, dont l’avant main n’est pas suffisamment développée, de retarder un peu l’opération, d’attendre 2 et même 3 ans [...] . Au contraire, pour les animaux d’espèce commune, ayant la tête forte, l’encolure et les épaules chargées, il convient de les castrer plus tôt (12 à 18 mois), pour leur donner plus de légèreté et de vitesse [...]. C’est, en l’état actuel [1860] de la science et de la pratique, le dernier mot de la question, et il est peu probable que les circonstances le fassent désormais changer. ”
L’affaire semble si bien réglé, qu’il ne semble exister aucune étude sur l’effet de l’âge de l’émasculation sur le développement, la croissances voire les performances sportives des individus. Pourtant l’âge et le sexe semblent bien être responsables de variations morphologiques non négligeables. Ainsi, une étude sur la composition musculaire de Purs Sang [26] a montré à partir de biopsie que la répartition des fibres musculaires évoluent
différemment avec l’âge selon le sexe. La proportion de fibre I dans le muscle fessier moyen augmente avec l’âge entre 1 et 6 ans aussi bien chez les étalons que chez les juments. En revanche, il y a une différence entre les 2 sexes de proportion des fibres IIa et IIb. Chez les juments la composition en fibres IIa passent entre 1 et 4 ans de 27 à 45 % et les IIb de 65 à 40 % , alors que les variations chez les étalons sont pour les IIa de 34 à 53 % et pour les IIb de 56 à 29 %. L’étude ne renseigne en revanche pas sur l’évolution de cette composition musculaire chez les hongres, mais il est possible de supposer que selon l’âge de la castration la composition finale à 4 ans risque d’être différente. Par ailleurs, les auteurs de ce travail rapporte une étude portant sur plus de 500 trotteurs où il a été montré que les étalons avaient des performances supérieures que les hongres et que les juments. Cependant, rien n’est non plus évoqué sur les différences potentielles de performances des hongres selon l’âge de leur émasculation. Heusner et al.[13], dans leur étude comparative sur les 6 poulains castrés avant 2 mois et ceux laissés entier, ne constatent sur la première année de vie aucune différence de vitesse de croissance entre les 2 lots. Néanmoins il rapporte qu’à 8 et 12 mois, les articulations du genou et du jarret des poulains castrés étaient significativement plus éloignées du sol que celles des poulains non castrés. Cette constatation est sans doute en rapport avec le fait démontrer chez les autres espèces que les castrations précoces provoquent des soudures des cartilages de conjugaison plus tardives. Cependant, chez les chiots et les chatons, Howe [14] a montré qu’il n’y avait aucune différence de taille, de vitesse de croissance, de prise d’alimentation entre des individus castrés à 7 semaines, à 7 mois ou non castrés. De la même manière, les confrères nords- américains qui ont témoignés sur internet de leur expérience de terrain sur la castration avant sevrage rapportent qu’il n’ont pas observé de différence notable de vitesse de croissance entre les chevaux castrés avant 5 mois et ceux laissés entiers ou castrés après 1 ou 2 ans. Bien que ce point soit assez peu documenté, il ne semble pas que l’âge choisi pour castrer un cheval ait de lourd retentissement sur le développement de ce dernier... Du moins aucun argument fort n’est semble-t-il actuellement disponible sur cette question. La mise en place d’enquête de terrain, sur ce point pourrait être proposée pour évaluer l’impact éventuel de l’âge de la castration sur la conformation du cheval adulte et sur ses performances sportives.

Influence de l’âge au moment de la castration sur le choix de la technique chirurgicale.

Influence sur les structures anatomiques
L’âge du cheval pourrait influencer le choix de la technique du fait des variations anatomiques éventuellement liés à l’âge. Chez le cheval les testicules arrivent descendent dans le scrotum entre 30 jours avant et 10 jours après la naissance [2]. L’anneau vaginal est alors fort large et une poussée ascendante peut retourner la vaginale et faire rentrer les testicules dans l’abdomen [3]. Le développement de la gaine vaginale se poursuit pendant la première année de vie et ne prend son caractère définitif que vers 2 ou 3 ans [5]. Les testicules n’achèvent ainsi leur descente dans le scrotum qu’entre 6 et 18 mois. Parallèlement le goulot de la gaine vaginale d’abord largement ouvert, se rétrécit sans que l’anneau s’oblitère totalement [5]. Malgré tout il ne semble pas exister de tableaux de l’évolution du diamètre moyen de l’anneau vaginal en fonction de l’âge des animaux.
Les testicules ont à la naissance un poids et un volume réduit, de l’ordre de 5 à 20 g selon Amann [2]. Leur taille augmente alors lentement au cours des 10 premiers mois de vie [2, 3]. A partir de 12 à 18 mois un développement beaucoup plus rapide débuterait avec d’assez grande variations individuelles [2]. Des mesures réalisées sur une quinzaine de poulains nés en juillet ou août, montrent que la largeur scrotale totale moyenne augmente de 42 mm à 42 semaines à 85 mm à 96 semaines (soit de presque 1mm/semaine) [19]. Des mesures similaires réalisées chez des étalons reproducteurs semblent montrer que la taille moyenne des testicules augmente pendant encore plusieurs années (largeur scrotale moyenne : 96 mm à 2 –3 ans, 100 mm à 4-6 ans, 109 mm à 7ans et plus) [21]. Amann [2] se fait l’écho d’une étude où les testicules d’étalons reproducteurs castrés à des âges différents étaient pesés qui montre également une augmentation régulière de taille avec l’âge : 117 g à 2-3 ans, 161 g à 4-5 ans et 213 g à 13- 20 ans. Woods et al. [33], lors de mesures de largeur scrotale chez des étalons trotteurs, observaient également une augmentation de taille des testicules des étalons reproducteurs qui se poursuivaient légèrement entre 5 et 12 ans. En revanche chez des étalons en course, à la fois la taille des testicule était plus petite que chez les étalons reproducteurs du même âge, et la taille ne variait pas avec l’augmentation de l’âge, du fait peut-être, selon les auteurs, des divers traitements médicamenteux réalisés dans le cadre des courses.
Ces variations de taille des organes génitaux externes avec l’âge des individus doivent être pris en compte lors du choix d’une technique chirurgicale d’exérèse et peuvent expliquer en partie les éventuelles complications rencontrées.

Influence sur le choix de la technique.
En théorie, il semble que toutes les techniques chirurgicales existantes puissent être mises en place quel que soit l’âge du cheval à castrer. Néanmoins, il peut apparaître certaines particularités. Ainsi, les techniques debout seront évitées chez les très jeunes animaux dont d’une part la taille, d’autre part l’agilité des membres et la difficulté de contention rendent l’intervention délicate à réaliser dans de bonnes conditions.
Les seules conseils préconisés par certains des différents chirurgiens qui présentent les différentes techniques opératoires concernent la castration des étalons âgés. Railton [23] conseille, lors de castration debout avec la
technique ouverte de chevaux âgés, de sectionner la tunique vaginale séparément et après la section du cordon afin d’éviter une protrusion de cette tunique au niveau de la plaie scrotale. D’autres chirurgiens conseillent lors de castration debout de chevaux âgés d’utiliser la technique fermée. Railton [23] lors de castration sur l’animal couché conseille d’utiliser la technique fermée pour les étalons âgés et au moins la technique semie fermée pour les plus jeunes. Hunt [13] conseille lors d’intervention sur des animaux de plus de 2 ans et présentant un cordon testiculaire de gros diamètre d’utiliser la technique ouverte afin de sectionner avec la pince de castration le pédicule vasculaire avant et séparément de la portion musculofibreuse ce qui évite les tractions sur le pédicule vasculaire et limite de ce fait les risques d’hémorragie. Schumacher [27] préconise, quant à lui, chez les étalons, de 3 ans et plus d’utiliser l’approche inguinale afin de réduire les risques d’éventration.
Ces quelques précautions conseillées par différents chirurgiens tendraient à montrer qu’en fonction de l’âge les complications à craindre son différentes ou plus fréquentes.

Influence sur le choix de la technique.
En fait, les différentes revues bibliographiques ou les enquêtes portant sur les complications de la castration ne font pour la plupart pas apparaître d’influence particulière de l’âge. Néanmoins l’enquête menée, en France, par Meunier [17] montre que la plupart des incidents semblent plus fréquents chez les chevaux castrés tard. Ainsi, sur les 101 cas d’éventrations rapportés l’âge moyen était de 3 ans alors que l’âge moyen de la castration de l’ensemble de la population était de 2,61 ans et plus de 18 % des éventrations sont survenues sur des chevaux de 5 ans et plus alors que la proportion des castrations d’animaux de 5ans et plus était de seulement 7,6 %. De la même manière 33 % des hémorragies, 40 % des funiculites, 30 % des adhérences post-castration concernaient des chevaux de 5 et plus, montrant que ces complications sont plus fréquentes chez les chevaux castrés âgés.
A l’inverse les quelques éléments disponibles (Gourdon [12], témoignage de confrères nord américains sur internet) concernant les castrations très précoces semblent souligner les faibles risques de complications, la rapidité de la cicatrisation et de guérison.

Conclusion
Il apparaît clairement que les effets de l’âge au moment de la castration constituent un domaine assez peu documenté. Il est par conséquent difficile de pouvoir conclure pour proposer un âge conseillé de castration. Il est regrettable notamment qu’il y ait si peu de données sur l’influence de l’âge de la castration sur la croissance, le développement et les performances des hongres. En revanche les quelques données concernant le comportement, la technique et les complications opératoires tendraient à conseiller de réaliser cette intervention le plus tôt possible au cours des premiers mois de vie. Il est dans ce sens particulièrement étonnant que ce type de castration très précoce ne fasse l’objet que de si peu de publications alors qu’il est assez largement mis en œuvre, en particulier outre- Atlantique."


Long... d'accord mais super intéressant !!!

Mon véto m'a aussi vivement conseillé de castrer couché car certains chevaux si on les castrent debout peuvent par la suite avoir des mauvais comportement (agressifs, peureux...) lorsqu'on les manipule.

Mon gros a été castré à 2 ans, il a très bien supporter l'opération et les soins post op avec une cicatrisation rapide Wink
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MessageSujet: Re: La castration ?   Aujourd'hui à 2:12

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